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AFP : Un leader bouddhiste dissident au Vietnam harcelé après une pétition

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HANOI, 29 mars (AFP) – Le Vénérable Thich Huyen Quang, numéro un de l’Eglise bouddhiste dissidente du Vietnam, fait face à de sérieuses difficultés avec le régime vietnamien après avoir réclamé sa propre libération, affirme samedi le Bureau international d’information bouddhiste (IBIB).

Quang, 86 ans, opéré à Hanoi d’une tumeur au début du mois et actuellement toujours dans la capitale vietnamienne, a écrit une pétition en six points réclamant notamment sa libération immédiate.

Selon l’IBIB, le patriarche de l’Eglise bouddhiste unifiée du Vietnam (EBUV, dissoute) a aussi demandé le rétablissement de « sa liberté religieuse » et l’assurance qu’elle serait « indépendante de tout contrôle politique ».

L’IBIB « a été informé que la tension est montée entre les autorités vietnamiennes et la délégation de l’EBUV depuis plusieurs jours déjà », indique-t-il.

« Trois dignitaires bouddhistes qui accompagnaient le Vénérable ont été obligés de quitter la capitale sous peine d’arrestation. Quang lui-même (…) n’a pas pu quitter » Hanoi.

Les autorités n’étaient pas joignables samedi pour commenter l’information.

Quang vit depuis 1982 dans une pagode de Quang Ngai, de facto en résidence surveillée. Selon la même source, le gouvernement essaierait d’obliger le patriarche à aller vivre au monastère Nguyen Thieu, dans la province de Binh Dinh, à environ 160 km de Quang Ngai.

« Cette demande fait partie d’une longue campagne du gouvernement pour transférer Quang dans cette province et le garder en résidence surveillée tout en affirmant qu’il a été libéré », affirme l’IBIB.

L’EBUV est interdite au Vietnam depuis 1981, date de la mise en place de l’Eglise bouddhiste du Vietnam, seule organisation autorisée dans le pays.

Son numéro, Thich Quang Do, 74 ans, a été condamné à deux ans de résidence surveillée en juin 2001, notamment pour avoir lancé un « Appel à la démocratie au Vietnam » et se trouve actuellement à Ho Chi Minh-Ville (sud).

Trente-et-un parlementaires européens ont récemment demandé à Hanoi de les libérer tous les deux.

dla/ss eaf

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